Sancerre, 1970

Mais je voudrais aussi, d'un même vœu, que le monde des apparences où sinue le beau fleuve qui m'a charmé toute ma vie ressemble à ce qu'il est, en vérité : un monde éternellement vierge, merveilleux, inépuisablement fleurissant ; autrement dit le monde de l'enfance, où ceux qui deviendront des hommes, mieux qu'ils ne le sauront jamais, savent admirer, comprendre et aimer.

?

Je me souviens des roses du jardin de la maison où nous logions à Saint-Satur.
Je me souviens du ru qui passait près de la maison et qu'un soir, au bord de ce ru, un enfant m'a reproché de s'être fait disputer à cause de moi.
Je me souviens d'avoir fait disparaître par un tour de passe-passe la balle de camarades de jeu en l'envoyant à l'intérieur d'une grange.
Je me souviens des artichauts que nous mangions le soir.
Je me souviens des bancs de sable de la Loire, et d'une promenade en bateau avec ma mère, où je laissais tremper ma main dans l'eau.
Je me souviens de mes animaux de ferme en plastique que j'emportais dans ma valise.

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