Extrait de La troisième dimension dans la construction du psychisme de Claude Jeangirard & Will de Graaff, Éditions Érès, 1998, page 35 :
Le détail
Les traits sont toujours disponibles pour un usage qui appartiendra à l'Imaginaire et à sa représentation ou au Symbolique et à sa méditation.
L'aboutissement éventuel est la représentation d'un objet réel. Cette représentation n'est pas indispensable. Souvent, elle s'arrête avant l'achèvement d'un objet discernable ou peut tourner court, renonçant à être soit œuvre soit objet qui marque dans l'histoire du sujet.
Le trait se suffit à lui-même. Chaque trait est à proprement parler inimitable, c'est-à-dire que toute imitation visant à le reproduire à l'identique n'est qu'une copie plus ou moins grossière, et cela jusqu'à l'échelle moléculaire.
Autrement dit, en lui-même, il contient le Détail qui le fait être.
C'est pour cela qu'on a pu l'appeler « le trait unaire ».
Dans ce sens que chaque objet de désir se singularise par ce trait unaire.
Au départ, il y a ce trait radical, qui s'assemble en figures géométriques et dont on s'étonne que, dans l'art pariétal, il figure si fréquemment.

Lascaux, Scène du puits

retour à l'entrée du musée imaginaireindex des auteurs citésindex des artistesles titres du musée imaginairecourriel