Extrait de Art et érotisme de Stefano Zuffi et Marco Bussagli, Citadelles & Mazenod, 2002, page 269 :
Les ecclésiastiques rassemblés à Trente pour l'interminable et célèbre concile avaient clairement conscience que les modes de la dévotion catholique exigeaient un renouvellement profond, et que le rôle des images était décisif. À l'issue du concile, Charles Borromée, jeune prélat promis à la plus brillante carrière, fut chargé de rédiger les « instructions » sur l'art et l'architecture sacrés, ouvrant du même coup la voie à une abondante littérature de traités, de manuels et de réflexions. [...]
Il s'agit de distinguer, en somme, entre un amour « positif » ― celui des saints et des martyrs pour Dieu, si passionné et bouleversant qu'il puisse être ― et un amour « négatif », lié aux revendications du corps et qui porte à des conséquences néfastes.

Tu parles, Charles !

Le Bernin, Extase de Sainte Thérèse, 1647-1651, Rome, Santa Maria della Vittoria, chapelle Cornato Guido Réni, Saint Sébastien, vers 1620, Gênes, Palazzo Rosso

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