Shih-t'ao

Extrait de Vide et plein, Le langage pictural chinois, de François Cheng, Éditions du Seuil, mai 1991, page 141 :
[...] en Chine, la peinture de paysage n'est pas une peinture naturaliste où l'homme serait dilué ou absent ; ni une peinture animiste par laquelle  l'homme cherche à « anthropomorphiser » les formes extérieures d'un paysage. Elle ne se contente pas non plus d'être un simple art paysagiste qui fixe quelques beaux sites que l'homme peut admirer à loisir. S'il n'est pas « figurativement » représenté, l'homme n'en est pas pour autant absent ; il y est éminemment présent sous les traits de la nature, laquelle, vécue ou rêvée par l'homme, n'est autre que la projection de sa propre nature profonde tout habitée d'une vision intérieure.

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