PROPOSITION 13
Une affection se rapportant à une chose contingente que nous savons ne pas exister présentement est, toutes chosa,égales d'ailleurs, plus relâchée qu'une affection se rapportant à une chose passée.
Démonstration
En tant que nous imaginons une chose comme contingente, nous ne sommes affectés de l'image d'aucune autre qui pose l'existence de la première (Déf. 3), mais au contraire (suivant l'hypothèse) nous imaginons certaines choses qui en excluent l'existence présente. Quand cependant nous l'imaginons avec une relation au temps passe, nous sommes supposés imaginer quelque chose qui la ramène à la mémoire, ou en éveille l'image (Prop. 18 p. 2, avec son Coroll.), et fait par suite que nous la considérions comme si elle était présente (Coroll de la Prop. 17, p. 2). Et ainsi (Prop. 9) une affection se rapportant à une chose contingente que nous savons ne pas exister présentement, sera plus relâchée, toutes choses égales d'ailleurs, qu'une affection se rapportant à une chose passée.

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